Ordre au marché, limite et stop : les trois notions de base
Un ordre au marché vise une exécution rapide au meilleur prix disponible, sans prix garanti. Un ordre limite fixe un prix maximal à l’achat ou minimal à la vente, mais peut ne pas être exécuté. Un ordre à seuil de déclenchement (« stop ») se transforme généralement en ordre au marché lorsque le seuil est franchi : le seuil n’est pas une garantie de prix d’exécution.
Le paper trading est utile pour voir comment ces ordres se comportent sans risquer d’argent réel.
Exemple d’ordre limite. Vous fixez un achat limite à 50 €. Si le meilleur vendeur demande 51 €, votre ordre peut rester non exécuté ; si le marché descend à 49,80 €, il peut être exécuté à 50 € ou moins selon les conditions. Un stop de vente à 45 € déclenche un ordre lorsque le seuil est atteint, mais le prix effectivement obtenu peut être inférieur lors d’un mouvement brutal.
Pourquoi le prix affiché n’est pas toujours votre prix
Sur un actif liquide, le dernier cours peut être proche du prix obtenu. Sur un actif peu liquide, le carnet d’ordres peut être beaucoup plus creux. Le slippage est la différence entre le prix attendu et le prix réellement exécuté.
Vous voulez acheter 1 000 actions d’une petite société autour de 10 €. Il n’y a que 200 actions offertes à 10 €, 300 à 10,10 € et le reste à 10,30 €. Une simulation naïve peut remplir les 1 000 actions à 10 €, alors qu’une vraie exécution serait plus chère.
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Découvrir GoldenBoysExemple de slippage. Vous prévoyez d’acheter 100 actions à 10 €, soit 1 000 €. Si l’exécution moyenne est à 10,15 €, vous dépensez finalement 1 015 € hors commissions : l’écart de 15 € ne figure pas toujours dans les simulations trop simples.
Les frais doivent être intégrés au test
Une stratégie qui réalise 200 transactions par an peut sembler rentable avant frais et devenir médiocre après courtage, spread et fiscalité. Ajoutez au minimum une hypothèse de frais réaliste à vos calculs.
Le problème psychologique
Perdre 2 000 € virtuels et perdre 2 000 € réels ne provoquent pas les mêmes décisions. Le paper trading teste une mécanique, pas complètement votre comportement sous stress.
Il existe aussi un biais inverse : avec de l’argent fictif, certains utilisateurs prennent des risques qu’ils n’accepteraient jamais réellement, ce qui rend la performance peu représentative.
Quand préférer un portefeuille fictif
Si votre objectif est simplement de savoir si vos choix d’actions battent un indice ou vos amis, une simulation de portefeuille suffit. Le détail de l’exécution devient secondaire par rapport à la thèse, la taille des positions et la durée.
Si vous hésitez encore, comparez les deux types de simulation avec des exemples. Pour suivre des choix d’actions sur la durée, calculez aussi la performance du portefeuille en tenant compte des versements.
Pour continuer : Choisir entre paper trading et portefeuille virtuel · Voir les critères d’une application de bourse