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Simulation

Simulateur boursier gratuit : tester ses idées sans argent réel

Un simulateur boursier devient réellement utile lorsqu’il ne sert pas seulement à “jouer”, mais à conserver un historique précis de vos décisions.

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Équipe GoldenBoysPublié le 11 septembre 2026 · 6 min de lecture

En bref

  • Un portefeuille fictif doit utiliser des règles claires : capital de départ, date, univers de titres et traitement des transactions.
  • La performance brute ne suffit pas : comparez-la à un benchmark et observez aussi le drawdown.
  • Les résultats fictifs ne reproduisent ni le stress de l’argent réel ni toujours les frais, la liquidité et le slippage.

Ce qu’un simulateur doit réellement simuler

Le minimum est un capital virtuel, des cours de marché et un historique d’achats/ventes. Sans historique, il est très facile de se souvenir uniquement des bonnes idées et d’oublier les mauvaises.

Fixez par exemple 10 000 € virtuels au 1er septembre, interdisez les apports supplémentaires pendant un mois et notez chaque transaction. Vous obtenez alors un test reproductible plutôt qu’une liste d’actions favorite.

Performance : ne regardez pas seulement le pourcentage final

La performance simple se calcule en comparant la valeur finale à la valeur de départ.

Performance = (valeur finale / valeur initiale - 1) × 100
Exemple

Un portefeuille passe de 10 000 € à 10 800 €. Sa performance est de +8 %. Si, sur la même période, un indice comparable gagne +11 %, votre sélection a pourtant sous-performé de 3 points. Le benchmark change donc complètement l’interprétation.

Benchmark

Un benchmark est un indice de référence utilisé pour mettre la performance en contexte. Un portefeuille de grandes actions américaines peut être comparé au S&P 500 ; un portefeuille européen n’a pas forcément le même benchmark.

Mettre la théorie à l’épreuve

Créez un portefeuille fictif sur GoldenBoys, suivez vos choix et comparez-les à la communauté.

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Ajoutez le drawdown pour mesurer la douleur du parcours

Deux portefeuilles peuvent terminer l’année à +10 % avec des parcours très différents. Le premier n’a jamais perdu plus de 6 % depuis son plus haut. Le second a chuté de 35 % avant de rebondir.

Drawdown

Le drawdown est la baisse entre un sommet du portefeuille et le creux qui suit. Si votre portefeuille atteint 12 000 €, tombe à 9 000 € puis remonte, le drawdown maximal de cette séquence est de 25 %. C’est une mesure intuitive du risque réellement vécu.

Frais, spreads et slippage : pourquoi le fictif est souvent trop propre

Un simulateur très simple exécute parfois chaque ordre exactement au dernier cours affiché. En réalité, le spread — l’écart entre le meilleur prix acheteur et le meilleur prix vendeur — et le slippage — la différence entre le prix attendu et le prix réellement obtenu — peuvent dégrader l’exécution.

Sur les grandes capitalisations liquides, l’écart peut être faible. Sur une petite valeur peu échangée, il peut devenir significatif. Les frais de courtage et de change doivent aussi être pris en compte si vous cherchez une simulation proche du réel.

Une routine de 15 minutes par semaine

  1. Relisez les raisons d’achat de vos positions.
  2. Comparez la performance au benchmark.
  3. Regardez la plus forte contribution positive et négative.
  4. Notez une erreur de processus, pas seulement une action qui a baissé.
  5. Ne modifiez le portefeuille que si votre règle le permet.

Le but est d’apprendre à séparer le résultat — parfois aléatoire à court terme — de la qualité du raisonnement.

GoldenBoys : la simulation devient comparative

GoldenBoys ajoute le classement communautaire et les ligues privées à cette logique. Vous pouvez ainsi voir si vos convictions ont réellement fait mieux que celles des autres membres, plutôt que de juger vos performances dans le vide.

Dépôts, retraits et dividendes : attention au calcul de performance

Si vous ajoutez 5 000 € virtuels au milieu du test, la valeur du portefeuille augmente sans que votre sélection ait gagné 5 000 €. Il faut donc distinguer la performance du portefeuille des flux de cash externes.

Pour une simulation simple, le plus propre est de fixer le capital au départ et d’interdire les apports pendant la période. Si vous voulez autoriser des versements réguliers, utilisez idéalement une performance pondérée dans le temps (TWR, Time-Weighted Return) ou au minimum séparez clairement les apports de la plus-value.

TWR vs rendement personnel

Le TWR mesure la performance de la stratégie en neutralisant le moment des dépôts et retraits. Le rendement pondéré par les flux, souvent calculé avec un TRI/XIRR, mesure plutôt l’expérience réelle de l’investisseur en tenant compte des dates auxquelles l’argent a été investi.

Un exemple complet de score de simulation

Imaginez un portefeuille qui passe de 10 000 € à 10 900 € en trois mois : +9 %. Son benchmark passe de 10 000 à 10 650 € : +6,5 %. La surperformance est donc de +2,5 points. Pendant la période, le portefeuille a touché un plus haut de 11 200 € puis un creux de 9 850 € : le drawdown depuis le sommet est d’environ -12,1 %.

En une ligne, vous pouvez résumer : +9 % de performance, +2,5 points vs benchmark, -12,1 % de drawdown maximal. C’est beaucoup plus informatif qu’un simple rang dans un classement.

Sources et données

AMF — investir en actions cotées et investir régulièrement ↗

GoldenBoys édite ce blog et l’application mentionnée dans cet article. Les portefeuilles GoldenBoys sont fictifs. Les exemples chiffrés sont pédagogiques et ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé. Les taux fiscaux cités correspondent aux règles indiquées par les sources publiques à la date de publication.